L’industrie de la santé animale se mobilise contre la grippe aviaire (influenza aviaire hautement pathogène (IAHP)

L’IAHP est une maladie virale hautement contagieuse qui affecte à la fois les oiseaux domestiques et sauvages.

 

Les éleveurs peuvent connaître un niveau élevé de mortalité dans leurs élevages, avec des taux souvent autour de 50%. (1)
Pour la France, entre novembre 2020 et mars 2021, plus de 3 millions de volailles ont été abattues. L’ITAVI évalue les pertes de marge brute pour les filières avicoles à 441 M€ lors de la première crise et 583 M€ lors de la seconde. (2)

 

En 5 ans, 3 crises sanitaires dues à l’influenza aviaire hautement pathogènes (IAHP) ont généré des coûts considérables pour les professionnels et l’Etat, des pertes de marché à l’export ainsi qu’une moindre attractivité pour les entreprises mondiales de la génétique. (2)

L’abattage de millions de volailles se heurtera tôt ou tard à des questions d’acceptabilité sociétale. Enfin, même si le virus H5N8 actuel présente un potentiel zoonotique faible, l’IAHP représente une menace de santé publique qui ne doit pas être négligée. (2)

 

 Aucun vaccin contre l’IAHP ne procurant une immunité stérilisante (qui supprime totalement l’excrétion virale), le but de la vaccination est de parvenir à un niveau d’immunité collective qui empêche la circulation virale intra- et inter- élevages. Les mesures de biosécurité restent donc et resteront la première des réponses à mobiliser.

 

Des vaccins sont disponibles pour protéger les galliformes contre l’IAHP due au virus H5N8 actuel (clade 2.3.4.4.b1 ), mais pour les palmipèdes il faut recourir à des vaccins de nouvelle génération, dont certains sont encore en développement.

 

À la suite des engagements pris dans la feuille de route signée au printemps dernier avec tous les acteurs, les travaux sur la vaccination se poursuivent. Ils visent à identifier les modalités nécessaires à la mise en place d’une étude expérimentale. Cette étude permettra d'acquérir des données sur l'efficacité des vaccins pour les canards. Il s'agit notamment de vérifier leur efficacité pour protéger les canards d'une infection, leur effet sur l'excrétion et la diffusion de virus et d'acquérir des données pour aider à la définition d'une stratégie vaccinale.
En parallèle, la France dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, porte le sujet de la vaccination au niveau communautaire afin qu'un cadre européen soit défini dans lequel la France s'inscrira.

 

Notre industrie s’est mobilisée pour soumettre des candidats vaccins utilisables chez les palmipèdes, en conditions expérimentales et dans les conditions du terrain. Nous sommes très conscients des difficultés que pourrait générer la perception de la vaccination de certains animaux pour nos partenaires à l’exportation dont il faut bien sur tenir compte. Nous espérons pouvoir proposer aux filières concernées des solutions répondant à leurs attentes et sommes prêts à participer aux essais conduits sous l’autorités de notre Agence.

 

Sources :

  1. OIE
  2. Rapport CGAAER
  3. Ministère de l’Agriculture

 

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