Réponse du SIMV à l'article dans l'UFC que choisir

Le Syndicat de l’Industrie du Médicament et réactif Vétérinaires (SIMV) est le représentant des entreprises qui fabriquent et mettent sur le marché français les médicaments et réactifs destinés aux animaux de compagnie et d’élevage. Ce marché représente 813 millions d’euros de chiffre d’affaires en France en 2013 (3% du chiffre d’affaires du médicament humain). Il s’agit du premier marché au niveau européen, en raison d’une population animale importante (première en termes de volailles, bovins et félins). Les antibiotiques représentent quant à eux moins de 100 millions de chiffre d’affaires en France en 2013.

Dans un article de l’UFC que choisir (mars 2014, 523), Michel Baussier, Président de l’Ordre des Vétérinaires, en appelle à un comportement responsable de la part des laboratoires et des vétérinaires en matière des pratiques commerciales en particulier sur les antibiotiques.

Le SIMV tient à apporter des précisions et à rappeler sa position :

  • La résistance aux antibiotiques est mondiale et ne connait pas de frontière géographique ou d’espèce. Ce phénomène qui s’étend amène les entreprises du médicament à se mobiliser et à s’inscrire dans le concept d’ « Une Santé » depuis plusieurs années. Nos laboratoires se sont engagés dans le développement de nouveaux axes thérapeutiques en faisant de cette thématique une des priorités de leur Recherche et Développement. C’est pour répondre à cette priorité qu’ils se sont mobilisés le 15 novembre 2013 lors d’une journée organisée par Ariis (Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé) sur l’innovation en antibiothérapie et ses stratégies alternatives. Dans le cadre de son engagement dans le plan EcoAntibio, plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire, le SIMV organisera d’autres journées de rencontres entre chercheurs dédiées à favoriser les partenariats public-privé et privé-privé pour faire naitre l’innovation en antibiothérapie et ses stratégies alternatives.
  • Notre industrie est particulièrement engagée dans plusieurs axes du plan Ecoantibio au-delà de l’innovation, notamment dans la promotion de la vaccination et le développement de nouveaux tests de diagnostics rapides. Ce plan porte déjà des résultats :
    Depuis 5 ans, une baisse de 34% du tonnage a été mesurée, ainsi qu’une baisse de 10,9 % de l’exposition des animaux aux antibiotiques. (cf rapport ANSES suivi des ventes 2012)
    - Une diminution de l’antibiorésistance en élevage de volaille en France a déjà été mesurée, notamment une diminution de 33% de la résistance aux céphalosporines de 3ème et 4ème générations entre 2010 et 2012 de la bactérie E. coli chez le poulet de chair (cf rapport ANSES Résapath 2013).
  • Dans le cadre du projet de loi d’avenir de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la forêt et en particulier de son article 20 en débat au parlement concernant les pratiques commerciales, le SIMV recommande l’interdiction des remises non seulement pour les antibiotiques mais également pour tous les médicaments vétérinaires. La position des industriels va donc au-delà du texte présenté par le gouvernement au parlement.
    Nos laboratoires se sont engagés depuis 2009 dans une démarche de progrès incompatible avec la pratique décrite par le Président de l’Ordre.
    Michel Baussier a raison d’alerter les vétérinaires sur leur responsabilité particulière.
    Pour ce qui est du SIMV, nous affirmons que les comportements dénoncés, s’ils existent, ne sont absolument pas représentatifs et nos laboratoires appliqueront dans toute leur rigueur les nouvelles dispositions qui seront votées par le parlement.

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